Clôtures

Clôture pour moutons : le guide complet

Un mouton ne saute pas, il passe dessous ou traverse. C'est ce qui rend la clôture à ovins différente d'une clôture à chevaux ou à bovins : tout se joue sur le bas de la ligne, la tension et la régularité des appuis. Voici ce que nous appliquons sur nos chantiers.

Grillage noué posé sur piquets bois pour clôturer un pâturage à moutons

Les trois types de clôture possibles

Le grillage noué (ursus). La référence pour les ovins. Les mailles sont resserrées en bas et s'élargissent en haut, ce qui bloque les agneaux tout en économisant du fil. Durable, sans entretien électrique, il tient quinze à vingt ans quand il est posé et tendu correctement.

La clôture électrique fixe. Plusieurs fils ou rubans sur piquets, dont un fil bas très proche du sol. Moins chère à installer, elle exige un entretien régulier : végétation sous les fils, contrôle de la tension électrique, état du poste et de la prise de terre.

Le filet électrifié mobile. Idéal pour le pâturage tournant et les surfaces temporaires, il se déplace en quelques minutes. À réserver aux usages provisoires : il ne remplace pas une clôture de périmètre.

Hauteur, mailles et espacement des piquets

Pour des moutons, une hauteur de 1 m à 1,20 m suffit dans la grande majorité des cas. On monte plus haut uniquement en présence de races vives, de béliers ou d'un risque de prédation.

Le point critique reste le bas : le grillage doit arriver au ras du sol, voire être légèrement enterré ou plaqué par un fil de tension. Un agneau passe dans un espace que l'œil juge insignifiant.

Les piquets se posent tous les 3 à 4 mètres en ligne droite, plus serrés dans les creux et les dévers. Les angles, les extrémités et les portails demandent des poteaux renforcés et jambés : c'est là que toute la tension de la ligne se reporte, et c'est le premier endroit où une clôture mal posée lâche.

Ajouter un fil électrifié en tête de grillage est souvent utile : il empêche les animaux de forcer sur le haut et dissuade les chiens errants.

Comment se déroule une pose

Nous commençons par le piquetage du tracé et la vérification des limites de parcelle. Vient ensuite l'enfoncement des poteaux, réalisé mécaniquement : un poteau enfoncé tient nettement mieux qu'un poteau posé dans un trou rebouché.

Le grillage est ensuite déroulé, tendu à l'aide d'un tendeur mécanique puis agrafé. La tension est le point qui sépare une clôture qui tient dix ans d'une clôture qui ondule au bout d'un hiver.

On termine par les portails et passages, les jambes de force d'angle, et le nettoyage du chantier. Le tracé est débroussaillé au préalable quand c'est nécessaire, c'est un travail que nous réalisons également.

Adapter au terrain

En terrain humide, on privilégie des poteaux traités classe 4 et on augmente la profondeur d'enfoncement. En sol caillouteux, l'enfoncement peut devenir impossible et impose des scellements ponctuels.

En pente, les piquets se resserrent et suivent le relief : une clôture qui « saute » un creux laisse un passage garanti. Le long des fossés et des haies, on garde un recul suffisant pour pouvoir entretenir la ligne par la suite.

L'entretien qui prolonge la durée de vie

Deux tournées par an suffisent : contrôle visuel de la tension, resserrage des agrafes, vérification des angles et des portails, et surtout dégagement de la végétation au pied de la ligne. Une ronce laissée trois ans sur une clôture finit par la coucher.

Sur une clôture électrifiée, on ajoute le contrôle de la tension électrique et de la prise de terre, qui est la cause de panne la plus fréquente.

Un projet de clôture ?

Indiquez le linéaire approximatif et le type d'animaux dans le devis express. Nous venons mesurer sur place et vous chiffrons la pose, portails compris.

Questions fréquentes sur ce sujet